vendredi 20 avril 2018

Apprentie Ronin première partie

J'ai commencé 4 projets en même temps en janvier.
"Ronin Marie" est le premier d'entre eux qui est terminé.

Depuis le mois de janvier, j'ai donc pris beaucoup de photos des étapes de travail, parce que je sais que vous aimez ça, petits curieux!

Je vais vous présenter ça en deux parties, pour les étapes de fabrication, et une note suplémentaire bonus avec des explications sur le pourquoi du comment, mais sans offre promotionnelle.

Tout d'abord, un petit flash back sur cette statue de la Vierge Marie, provenant de la brocante à Nantes. 
Elle est très fatigué, au vue de ses cernes.
Il était tant qu'elle change de métier, elle est au bord du burn-out.


Je l'ai fait s'allonger sur le divan "hum racontez moi vos misères".
Et comme par enchantement, ses peines se sont effacées.
Bon en vrai je l'ai décapé quoi.


Ça à l'air de rien en 2 photos comme ça.
Pourtant ça représente déjà toute une semaine de boulot.


Ensuite je l'ai pris un peu par surprise en lui enfonçant un chapeau en résine sur la tête, et en lui plaquant de la résine sur la poitrine aussi.


Puis elle a réalisé que c'étai pour de rire, que j'avais pas vraiment collé le chapeau grâce au film alimentaire.


C'est juste ma base du casque pour s'adapter à la forme de sa tête, et ainsi pouvoir le retirer afin de le travailler séparément.
Je commence à rajouter d'autres couches sur l'armure également.


Pour l'armure sur les bras, je mets la résine en forme sur une bombe de peinture.


Je continue de superposer les plaques sur le torse et la jupe.
Et puis je lui fait une jolie ceinture torsadée.


Le haut du casque commence à prendre forme.
Il sera modifié une bonne dizaine de fois avant d'obtenir la forme souhaité.


Ah j'ai merdé sur la taille de la jupe alors je rectifie tout pour la rallonger un peu.
C'est moins pratique que photoshop quand tu te plantes en sculpture/modelage. Tu peux pas faire "pomme Z".
Tu dégaines ta Dremel, tu défonces tout et tu reprends avec une autre couche de résine.
T'as juste mis 4 heures de plus.


Je continue de poncer le haut du casque pour obtenir ce que j'ai en tête.


Je ponce bien l'ensemble de l'armure déjà en place.


Le haut du casque n'est pas encore parfait mais je pense que maintenant il faut continuer, ça m'aidera à avoir une meilleur vision d'ensemble du casque pour le modifier plus efficacement.
J'ajoute de la plastiline pour pourvoir travailler les lames latérales du casques avec un support dessous, afin que ça ne s'écroule pas.

Elle a un petit coté Rasta comme ça non ?


Et là, bah c'est ce que je disais que j'allais faire et que j'ai fait.


Ensuite je lui retire sa perruque Rasta et la partie basse du casque pour la terminer maintenant qu'elle est sèche.


Je travaille par succession de couches de résine, soit en sculptant les couches déjà sèches soit en modelant la résine encore molle.


Le voile a été grossièrement taillé pour me laisser la place de réaliser le casque sans être gênée.
ça lui donne l'air de sortir de la piscine les cheveux mouillées.

La partie basse et haute du casque ont été rassemblées.


Ensuite je rajoute une visière parce que elle n'a pas de lunettes de soleil.


Je rajoute quelques petits manques comme des petits morceaux de plaques sur la jupe.



L'orientation des plaques est revue pour s'harmoniser avec l'ensemble du casque.


Une premier ponçage des plaques du casque pour vérifier tout ça.


Ensuite je prends une pipette à médicament que j'avais pas jeté malgré que je n'en avais pas besoin, en me disant "on sait jamais un jour ça pourra peut être me servir", et là je jubile, parce que oui, trois ans après, c'est le grand jour, ça va me servir!
Et sur les milliers de fois où je me suis dit ça, même si il n' y a qu'une dizaine de fois où ça s'est vraiment réalisé, je suis juste trop fière de toi.



Et grâce à la pipette je vais pouvoir former les cornes ornementales du casque.


Ensuite, je fais des petits trous et je colle des cure-dents pour fixer tout ça.




Galvanisée par cette première expérience petits-trous-cure-dents, je recommence sur les épaules.




Je consolide les plaques des bras sur l'intérieur avec de la résine.


Je peux ensuite les fixer sur la statue. J'ai utilisé de la résine blanche afin de mieux dissocier l'armure du voile, pour m'aider à mieux percevoir l'harmonie de l'ensemble.
Le voile passant par dessus l'armure du torse à également été modifié avec de la résine blanche.


La statue est creuse et j'ai peur que ça pose des problèmes de stabilité.
Je perce donc le socle.


J'enfonce du papier au fond.
Je regrette de ne pas avoir mis de petits messages dedans, pour le cas où un jour, des extraterrestres tentent de comprendre l'essence de mon travail tels des archéologues.
J'aurais pu écrire des petits messages d'amours et de paix.
Ou des blagues Carambars.
Ou des tweets de Donald Trump.
Non, ça j'aurais pas pu.


Ensuite j'ai coulé du plâtre mais avec une petite poche en plastique pour éviter le contact avec le plâtre de la statue, car ça ferait éclater la pièce.
Ce qui sera moins joli quand les extraterrestres découvriront mon travail.


Une fois sec, je coupe la poche.


Et rebouche avec de la résine.
Puis encore du plâtre.
Puis encore de a résine.
Un genre de sandwich pour extraterrestres quoi.


Et je terminerais la note de ce jour par la finalisation de la forme du casque, les cornes ayant été consolidées et liées avec de la résine. Puis le tout à été poncé encore une fois.

Et puis surtout, j'ai finalement voulu faire l'envers des plaques à l'intérieur du casque, car une partie serait visible.
Il me fallu donc quelques jours en plus, toujours en travaillant par enlèvement de matière puis superposition, pour achever l'intérieur du casque également.




La prochaine fois, tu découvriras comment j'ai failli vomir en faisant des petites croix de  3 millimètres.

vendredi 13 avril 2018

Rōnin Marie

Clique sur les images avec ton sabre pour élargir ta vision.











"Rōnin Marie" est un samouraï sans maître de 47 cm.

Statue de récupération non signée/ résine/ article de bijouterie/ peinture acrylique/ vernis mat et brillant/ beaucoup de patience.



dimanche 25 mars 2018

Formation d'un escadron

Cette fois ci, exceptionnellement, je ne suis pas parti de statuettes de récupération en plâtre mais j'ai dupliqué une petite figurine en plastique. Le moule a été réalisé il y a quelques années, parce que j'ai eu cette idée d'escadron en 2012, oui déjà 6 ans! J'ai réalisé un moule très simple, en silicone, en deux parties.

L'atelier de clonage a commencé! c'est parti pour 5 clones!


Pas complètement clones quand même puisque je choisis des ailes différentes, mais de tailles approchantes.  
Il s'agit toujours des ailes provenant de "feu" la serre aux papillons du château de Basse Goulaine ramassées en 2013.

Mais mon stock s'épuise quand même, il va falloir que je trouve bientôt une solution pour mes prochaines nymphes. (Ceci est une bouteille à la mer)



Je prends ma règle et je menace de taper les mignonnes qui ne rentrent pas dans le rang.


Je sors la tige de Laiton, je lui montre la forme que je veux.


Et elle me dit  "ok je peux le faire".
Ce qui m'arrange bien.


Ensuite j'impose à tout le monde un tatouage chelou dans le dos.


Je rabote toute les ailes à la Dremel pour éliminer le plus de résine possible et ainsi être au plus près de l'aile de paillon. Je dore la tranche obtenue, avec de la feuille d'or.



Je perce la partie de l'aile qui sers à la fixation.


Je colle les parties qui sont faîtes pour s'entendre.
Le cure dent est le ciment du couple.


Le tatouage était piégé, il marque tout le monde trop profondément.


Je creuse ce problème derrière leur dos.


Mes expériences les fait s'attacher les unes aux autres pour toujours.


Les ailes sont fixées désormais sur leur sort. Elles vivront donc par paires, avec du fil de fer.



Les petites paires d'ailes prennent place des plus ouvertes aux moins ouvertes, pour créer une dynamique de mouvement.


Je perce un trou sur les deux pièces du milieu pour y passer la tige en laiton qui maintiendra le tout au support/disque. 


Puis je perce  deux trous sur la tige en laiton elle même.
Comme ça, ça n'a l'air de rien, mais pour percer la tige en laiton, j'ai tellement galéré que j'ai failli me mettre en arrêt maladie pour cause de disjonctage musculaire du bras droit. 
Ces trous vont servir à fixer d'autres tiges à l'intérieur des petites pièces, afin qu'il ne puisse jamais y avoir de basculement vers la gauche ou la droite de l'ensemble de l'escadron.


Je fais découper un disque en médium à Weldom parce que j'ai la flemme de le faire moi même.
Le monsieur me demande de lui laisser un après midi, "parce que vous comprenez ma p'tite dame c'est pô facile ça".
Et quand je le récupère, le monsieur à l'air content de lui, mais je vois déjà à l'oeil nu que le truc ressemble à une patate. Et comme je suis moi même une patate, je n'ose pas lui dire qu'il a fait un travail grossier.

A la maison mon compas me confirme que le monsieur aime trop les tubercules.
J'ai dû tout refaire.


J'ai fixé la tige de laiton transversale.
Et j'ai mis ma main sur la photo pour vous faire coucou.



J'ai percé mon beau disque en médium.


J'ai bouché tous les petits trous, enlevé tous les petits défauts.



J'ai passé mes premières couches d'apprêt.


Ensuite la peinture.


Et puis oups! j'ai réalisé que j'avais oublié les antennes !
Comment vont elles capter la WIFI sans ça ?

Des petits trous vont régler le problème.


Je coupe et colle mes petites antennes, en acier gainé, qui donne un coté à la fois souple et rigide (comme moi on peut dire).
Puis je rebouche les trous à la résine.


Et donc à la fin, une fois que tout est peint et la tige fixée sur le disque, ça donne ça, rappelez-vous:



Et encore je vous passe les photos de mes ratages de dorure.
4 couches de feuilles d'or pour arriver à un résultat satisfaisant.
Les grandes surfaces planes c'est l'horreur !
(mais on peut se garer facilement)