mardi 6 octobre 2015

L'esprit de Leiji et moi.

Cher Leiji,

20 jours ont passés sans t'écrire.
Non je ne t'ai pas abandonné.
Pendant ces 20 jours, j'ai vécu avec toi.
J'ai tiré sur le fil invisible qui nous lie pour que tu viennes près de moi.
Ton esprit m'a accompagné au fil des jours, là me rassurant, là me rabrouant, là me guidant, mais toujours m'encourageant.

Oooh Leiji! Leiji? Leiji ?
Hum hum... ce petit oeil Malin... Leiji !
Allez arrêêêêête...
teu teu teu!
arrêteuuuuuh Leiji!
Naaaaan, hu hu hu !
Ah ta ta ta ta! pas ça!!!
...
Bon oui, hum, pardon, quel farceur ce Leiji!
Allez, laisse-moi t'écrire ta lettre maintenant, hin ?
Bon les photos alors?
Allez, je peux rien te refuser Leiji.
(Tu me feras encore l'imitation du capitaine Albator après?)


Rappel toi Leiji, le tout début, quand j'ai commencé à faire les cheveux et le capuchon.
Ton esprit venais juste de se poser à me cotés.
Tu étais tout intimidé, alors que de nous deux, c'était moi la plus impressionnée.
Laisse moi leur raconter, aux autres.


Difficile de s'y coller quand on a le maître.
Et pourtant il faut le mettre. Le col.


Il est bouche-bé.
Je fait bouche-nez.


J'ai raté mon col.
Le maitre m'y recolle.



Je reprend le mouvement.
Le maitre souffle un peu dessus.


Le col s'envole juste ce qu'il faut.
Merci Leiji.


La cicatrice est tombée.
Les yeux sont ratés.
Leiji gronde.
Je boude.


Je ne veux plus entendre parler des yeux.
Leiji m'en veut.
J'offre un foulard et un blason à mon nippon.
Il me pardonne tant il est bon.



Les cheveux s"échappent de la cape dans des mouvements sensuels.
Leiji approuve.


Leiji aime les petites mèches rebelles.
Je ne peux rien lui refuser.



La petite rebelle est fine mais solide.
Exactement comme les héroïnes de Leiji.


La petite rebelle à pris de la matière et est venue se poser sur le col.
Mais pas les yeux, non, ça je sais pas, j'y arrive pas, je m'en veux.
Je me trouve nulle.
Leiji dit "on verra plus tard".


Leiji trouve qu'il faut s'avoir patienter.
Leiji sait que, parfois, le temps est irremplaçable pour faire avancer une pièce.
En attendant je m'occupe du socle.


Les cheveux ont alourdis dangereusement un coté de la pièce..
Je vide donc le socle .


Pour le lester.
Résine et quincaillerie acier, qui traine dans l'atelier, font bien mon affaire.


Je referme et recouvre le socle de résine.


La transformation de la pièce est finie.
Debout !


Leiji semble satisfait, mais...
Les yeux?
Ah! oui... c'est vrai pffff...


Comme ça c'est mieux Leiji ?
Leiji dit qu'on verra demain, quand l'apprêt blanc sera posé, on y verra plus clair.






3 commentaires:

Galerie Albane a dit…

Tellement belle !!!!!

karine GUILMINEAU a dit…

Woawh ! Quel travail ! Le mouvement des cheveux est super bien rendu !!! Le col, la cape ...
Il y a juste un truc que je me dit en la regardant, c'est que si tu arrivais à affiner la taille, ça pourrait être intéressant de se rapprocher encore plus des caractéristiques de ces personnages? Voilà, je le dis comme ça vient, mais c'est ton travail et il est on ne peux plus respectable et admirable !
Allez, je vous laisse ... Leiji et toi vous avez encore de nombreuse choses à partager je crois

Soasig a dit…

Merci Albane!
Merci Karine (pardon pour le retard de réponse). Comme tu as vu je n'ai pas affiné la taille car il faut bien faire des choix pour être dans" l'entre-deux" et tenter de réussir cette combinaison. Alors comme Je l'ai vraiment beaucoup transformée cette statue avec la cape le visage et le col, je crois qu'on aurais perdu un peu trop la statue d'origine en affinant la taille.